Munshi Premchand
Munshi Premchand

Munshi Premchand
रक्षा में हत्या

Site conseillé : Wikipedia (en anglais).

rakṣā meṁ hatyā Protection meurtrière
Munshi Premchand Traduction : Marie-France Martin
keśava ke ghara meṁ eka chajje para eka kabūtarī ne aṇḍe diye the। keśava aura usakī bahana śyāmā donoṁ baṛe ġaura se kabūtarī ko vahā(n) se āte-jāte dekhā karate the। prātaḥkāla donoṁ ā(n)kheṁ malate chajje ke sāmane pa(n)huca jāte aura kabūtara yā kabūtarī ko yā donoṁ ko vahā(n) baiṭhe pāte। unako dekhane meṁ donoṁ baccoṁ ko na jāne kyā ānaṁda ātā thā। unake mana meṁ bhā(n)ti-bhā(n)ti ke praśna uṭhate - aṁḍe kitane baṛe hoṁge kisa raṁga ke hoṁge kitane hoṁge unameṁ se bacce kaise nikala āeṁge ādi-ādi। para ina praśnoṁ kā uttara denevālā koī na thā। na ammā(n) ko ghara ke kāma-dhaṁdhoṁ se furasata thī na bābū jī ko paṛhane-likhane se। donoṁ āpasa meṁ hī praśnottara kara ke apane mana ko saṁtuṣṭa kara liyā karate the। Chez Késhav, une pigeonne avait pondu sur le rebord du toit. Késhav et sa sœur Shyama regardaient très attentivement la pigeonne qui allait et venait. Le matin, tous les deux, en se frottant les yeux, arrivaient devant le rebord et y trouvaient le pigeon, la pigeonne ou tous les deux, assis. À les observer ainsi, qui sait quelle joie emplissait le cœur des deux enfants ! Une foule de questions se pressaient dans leur esprit : Quelle sera la taille des œufs ? De quelle couleur seront-ils ? Combien seront-ils ? Comment feront les « bébés » pour en sortir ? etc. Mais personne n’était là pour répondre à ces questions. Ni maman n’avait le temps, absorbée par son travail ménager, ni papa, occupé à lire et à écrire. Les deux petits avaient l’habitude de se satisfaire mutuellement de leurs questions-réponses.
śyāmā kahatī kyoṁ bhaiyā bacce aṁḍe se nikala kara phurra-se uṛa jāeṁge keśava paṁḍitāī bhare abhimāna se kahatā nahīṁ rī pagalī pahale paṁkha nikaleṁge binā paroṁ ke becāre kaise uṛeṁge ? Shyama disait : « Dis, Grand frère, les bébés s’envoleront dès qu’ils sortiront de l’œuf, pffrrrr, comme ça ? » Késhav répondait, avec une arrogance de pandit : « Mais non, idiote ! Tout d’abord, des plumes vont pousser. Sans ailes, les pauvres, comment pourront-ils voler ? »
tīna-cāra dina bīta jāe। aṁḍoṁ ko dekhane kī donoṁ baccoṁ kī icchā baṛhatī jā rahī thī। unhoṁne anumāna kiyā ki aba avaśya bacce nikala āe hoṁge। baccoṁ ke cugge kā savāla aba unake sāmane ā khaṛā huā। kabūtarī becārī itanā dānā kahā(n) pāegī ki sāre baccoṁ kā peṭa bhare garība bacce bhūkha ke māre cū(n)-cū(n) kara mara jāeṁge। Trois ou quatre jours passèrent. L’envie qu’avaient les enfants de voir les œufs, allait croissante. Ils calculèrent que cette fois-ci assurément, les « bébés » étaient sortis. La question de ce qu’ils allaient picorer se posa alors. La pauvre pigeonne, où va-t-elle trouver assez de grain pour remplir le ventre de tous ses enfants ? Les malheureux « enfants » vont gazouiller un peu, puis ils vont mourir de faim…
isa vipatti kī kalpanā karake donoṁ vyākula ho gae। donoṁ ne niścaya kiyā ki chajje para thoṛā-sā dānā rakha diyā jāe। śyāma prasanna hokara bolī taba to ciṛiyoṁ ko cugge ke liye kahīṁ uṛake jānā paṛegā। La pensée de cette souffrance les paniqua tous les deux. Ils décidèrent de mettre un peu de grain sur le rebord. Ravie, Shyama dit : « Alors comme ça, les oiseaux n’auront plus besoin d’aller où que ce soit pour se nourrir. »
keśava taba kyoṁ jāeṁgī
śyāmā kyoṁ bhaiyā baccoṁ ko dhūpa na lagatī hogī
keśava kā dhyāna isa kaṣṭa kī ora na gayā thā।
Késhav : « Et pourquoi s’en iraient-ils ? »
Shyama : « Dis, Grand-frère, « les enfants » ne vont pas trop souffrir du soleil ?
Késhav n’avait pas pensé à cette gêne.
ākhira yaha niścaya huā ki ghoṁsale ke ūpara kapaṛe kī chājana banā denī cāhiye। pānī kī pyālī aura thoṛe-se cāvala rakha dene kā prastāva bhī pāsa huā। Finalement, il fut décidé qu’il fallait installer un abri au dessus du nid. Et la proposition de déposer une tasse remplie d’eau et un peu de riz fut aussi adoptée.
donoṁ bacce beṛe utsāha se kāma karane lage। śyāmā mātā kī ā(n)kha bacā kara maṭake se eka muṭṭhī cāvala nikāla lāī। keśava ne patthara kī pyālī kā tela cupake-se zamīna para girā diyā aura khūba sāfa karake usameṁ pānī bhara liyā। aba chājana ke liye kapaṛā kahā(n) se āe phira ūpara binā tīliyoṁ ke kapaṛā ṭhaharegā kaise aura tīliyā(n) khaṛī kaise hoṁgī ? Les deux enfants se mirent au travail avec un grand enthousiasme. À l’insu de sa mère, Shyama déroba une poignée de riz dans un pot. Sans faire de bruit, Késhav renversa par terre l’huile que contenait une coupelle en pierre, et après l’avoir frottée énergiquement, il la remplit d’eau. Et maintenant, d’où viendra le tissu pour l’abri ? Et puis, sans bâtonnets, comment faire tenir le tissu, et comment faire tenir les bâtonnets ?
keśava baṛī dera taka isī udheṛabuna meṁ rahā। aṁta meṁ usane yaha samasyā bhī hala kara lī। śyāmā se bolā jā kara kūṛā pheṁkane vālī ṭokarī uṭhā lā। ammā(n) jī ko mata batānā। Késhav réfléchit un bon moment à ce dilemme. Finalement, il finit par trouver une solution. Il dit à Shyama : « Va chercher le panier à jeter les ordures. Mais ne le dis pas à maman. »
śyāmā dauṛa kara ṭokarī uṭhā lāī। bolī yaha to bīca meṁ se ṭūṭī huī hai। isameṁ ho kara dhūpa baccoṁ taka jāegī। Shyama apporta le panier en courant. Elle dit : « Mais il est troué au milieu ! Les rayons du soleil vont passer à travers pour aller frapper les enfants. »
keśava ne ṭokarī ke sūrākha meṁ thoṛā-sā kāgaza ṭhū(n)sa diyā aura taba ṭokarī ko eka ṭahanī se ṭikā kara bolā dekha aise hī ghoṁsale para isakī āṛa kara dū(n)gā। taba kaise dhūpa jāegī ? Késhav enfonça un bout de papier dans le trou du panier puis le fixa avec une brindille, puis il dit : « Regarde, comme ça, ça va faire un écran. Et alors le soleil, comment va-t-il passer à travers ? »
śyāmā ne mana-hī-mana socā bhaiyā kitane catura haiṁ। Shyama pensa tout bas : « Grand frère, qu’est-ce qu’il est intelligent ! »
garamī ke dina the। bābū jī daftara gae hue the। mātā donoṁ baccoṁ ko kamare meṁ sulā kara khuda so gaī thīṁ। para baccoṁ kī ā(n)khoṁ meṁ āja nīṁda kahā(n) ammā(n) jī ko bahakāne ke liye donoṁ dama sādhe ā(n)kha baṁda kiye mauke kā iṁtazāra kara rahe the। jyoṁ hī mālūma huā ki ammā(n) jī acchī taraha so gaīṁ donoṁ cupake-se uṭhe aura bahuta dhīme-se dvāra kī siṭakinī khola kara bāhara nikala āe। aṁḍoṁ kī rakṣā karane kī taiyāriyā(n) hone lagīṁ। C’était l’été. Papa était parti au bureau. Maman avait couché les deux enfants dans la chambre, puis s’était endormie elle-même. Mais aujourd’hui, où était le sommeil dans les yeux des enfants ? Pour tromper maman, les deux petits retinrent leur respiration et fermèrent les yeux. Ils guettaient le bon moment. Dès qu’ils furent sûrs que maman dormait profondément, ils se levèrent en silence et ouvrirent tout doucement le loquet de la porte, et décampèrent. Les préparatifs pour sauver les œufs commencèrent.
keśava kamare se eka sṭūla uṭhā lāyā। para jaba usase kāma na banā to nahāne kī caukī lā kara nīce rakhī aura ḍarate-ḍarate sṭūla para caṛhā। śyāmā donoṁ hāthoṁ se sṭūla ko pakaṛe hue thī। sṭūla ke cāroṁ pāe barābara nahīṁ the। zarā-sā dabāva idhara-udhara hone se vaha hila jātā thā। usa samaya keśava ko kitanā saṁyama karanā paṛatā thā yaha usī kā dila jānatā thā। donoṁ hāthoṁ se dīvāra kā sahārā letā aura śyāmā ko dabī āvāza se ḍā(n)ṭatā acchī taraha pakaṛa nahīṁ to utara kara bahuta mārū(n)gā। Vite, Késhav prit un tabouret dans la chambre. Mais comme cela ne suffisait pas, il alla chercher le petit marchepied de la salle de bain et le glissa sous le tabouret et tout tremblant, il grimpa dessus. Shyama tenait le tabouret à deux mains. Les quatre pieds du tabouret n’étaient pas égaux. Une légère pression ici ou là le faisait basculer. C’est à ces instants que Késhav devait faire preuve d’une grande maîtrise, mais seul son cœur le savait. Avec deux mains, il s’appuyait sur le mur et grondait Shyama à mi-voix : « Tiens bien, sinon je te battrai comme plâtre, une fois en bas. »
magara becārī śyāmā kā mana to chajje para thā। bāra-bāra usakā dhyāna udhara calā jātā aura hātha ḍhīle paṛa jāte। Mais le cœur de la pauvre Shyama était rivé là haut, sur le rebord du toit. Son attention s’échappait constamment et ses mains se relâchaient.
keśava ne jyoṁ hī dīvāra ke baṛhe hue chajje para hātha rakhā donoṁ kabūtara uṛa gae। keśava ne dekhā ki chajje para thoṛe-se tinake biche hue haiṁ aura una para aṁḍe paṛe haiṁ। jaise ghoṁsale usane peṛoṁ para dekhe the yahā(n) aisā koī ghoṁsalā nahīṁ thā। Dès que Késhav posa sa main sur le rebord, les deux pigeons s’envolèrent. Il vit qu’il n’y avait qu’un peu de paille, et les œufs posés dessus. Des nids qu’il avait vus dans les arbres, ici rien de tel.
śyāmā ne pūchā kitane bacce haiṁ bhaiyā
keśava tīna aṁḍe haiṁ। abhī bacce nahīṁ nikale।
śyāmā zarā hameṁ dikhā do bhaiyā  kitane baṛe haiṁ
keśava dikhā dū(n)gā। pahale zarā cīthaṛe le ā। nīce bichā dū(n)। becāre aṁḍe tinakoṁ para paṛe hue haiṁ।
Shyama demanda : « Combien y a-t-il de bébés, Grand-frère ? »
Késhav : « Il y a trois œufs. Les bébés n’en sont pas encore sortis. »
Shyama : « Laisse-moi regarder, Grand-frère ! Ils sont grands comment ? »
Késhav : « Je vais te les montrer. Va d’abord chercher quelques vieux chiffons. Je vais les mettre dessous. Les pauvres œufs sont sur des brins de paille. »
śyāmā dauṛa kara gaī aura eka purānī dhotī phāṛa kara eka ṭukaṛā le āī aura keśava ne jhuka kara kapaṛā le liyā। usakī kaī taheṁ kara ke usane eka gaddī banāī। usa tinakoṁ para bichā kara tīnoṁ aṁḍe dhīme-se usa para rakha diye। Shyama partit en courant  et rapporta un vieux dhoti, qu’elle déchira en morceaux, et dont et Késhav attrapa un bout en se penchant. Il le plissa et en fit un coussin. Il le posa sur les brins de paille, et y très doucement, y plaça les trois œufs.
śyāmā ne phira kahā hamako bhī dikhā do bhaiyā keśava bolā dikhā dū(n)gā। pahale zarā vaha ṭokarī to de de ūpara sāyā kara dū(n)। śyāmā ne ṭokarī nīce se thamā dī aura bolī aba tuma utara āo to maiṁ bhī dekhū(n)। keśava ne ṭokarī ko eka ṭahanī se ṭikā kara kahā jā dānā aura pānī kī pyālī le ā। maiṁ utara āū(n) to tujhe dikhā dū(n)gā। śyāmā cāvala aura pyālī le āī। keśava ne ṭokarī ke nīce donoṁ cīzeṁ rakha dīṁ aura vaha dhīre-se utara āyā। śyāmā ne giṛagiṛā kara kahā aba hama ko bhī caṛhā do bhaiyā tū gira paṛegī। nā maiṁ nahīṁ girū(n)gī। tuma pakaṛe rahanā। kahīṁ tū gira paṛī to ammā(n)jī merī caṭanī banā ḍāleṁgī। kaheṁgī ki tūne hī caṛhāyā thā। kyā karegī dekha kara  aba aṁḍe baṛe ārāma-se haiṁ। jaba bacce nikaleṁge to unako pāleṁge। Shyama reprit : « Montre-les-moi aussi, Grand frère ! » Késhav dit : « Je vais te les montrer. Donne-moi d’abord ce panier, que je fasse de l’ombre au-dessus. » Shyama lui tendit le panier, et dit : « Pourquoi seulement toi, descends maintenant pour que moi aussi, je puisse les voir. » Après avoir attaché le panier avec une brindille, Késhav dit : « Va chercher la tasse d’eau et le grain. Je te les montrerai, une fois en bas. » Shyama apporta le riz et la tasse. Késhav posa ceux-ci sous le panier et lentement, il descendit. Shyama dit en suppliant : « Allez, fais-moi grimper maintenant, Grand frère ! » « Mais tu vas tomber ! » « Non, je ne vais pas tomber. Toi, tu vas me tenir. » « Et si tu tombes, maman va me réduire en bouillie. Elle dira que c’est moi qui t’ai encouragée à le faire. Et puis, à quoi bon regarder là-haut ? Maintenant les œufs sont bien tranquilles. Quand les bébés sortiront, on les élèvera.
donoṁ pakṣī bāra-bāra chajje para āte aura binā baiṭhe hī uṛa jāte। keśava ne socā hama logoṁ ke bhaya se ye nahīṁ baiṭha rahe haiṁ dhīre-se sṭūla uṭhā kara vaha kamare meṁ rakha āyā। caukī jahā(n) kī tahā(n) rakha dī। Encore et encore, les deux oiseaux s’approchèrent du rebord et s’envolèrent sans s’arrêter. Késhav pensa : « C’est par peur de notre présence qu’ils ne s’arrêtent pas » et doucement, il souleva le tabouret, le rapporta dans la chambre et remit le marchepied à sa place.
śyāmā ne ā(n)khoṁ meṁ ā(n)sū bhara kara kahā tumane mujhe nahīṁ dikhāyā। maiṁ amma(n)jī se kahū(n)gī।
amma(n)jī se kahegī to bahuta mārū(n)gā। kahe detā hū(n)।
to tumane mujhe dikhāyā kyoṁ nahīṁ
agara gira jātī to ?
Au bord des larmes, Shyama dit : « Tu ne me les as pas montrés. Je le dirai à maman. »
« Si tu le dis à maman, je te frapperai très fort, je te préviens ! »
« Alors pourquoi ne me les as-tu pas montrés ? »
« Et si tu étais tombée ? »…
itane meṁ koṭharī kā dvāra khulā aura mātā ne dhūpa kī camaka se ā(n)khoṁ ko bacāte hue kahā tuma donoṁ bāhara kaba nikala āe maiṁne manā kiyā thā ki dopahara meṁ bāhara ne nikalanā। kisane kivāṛa kholā Entre temps, la porte de la chambre s’était ouverte, et maman, tout en se protégeant les yeux du soleil, demanda : «  Quand est-ce que vous êtes sortis, vous deux ? Je vous avais interdit de sortir l’après-midi. Qui a ouvert la porte ? »
kivāṛa keśava ne kholā thā para śyāmā ne yaha bāta nahīṁ kahī। use bhaya huā ki bhaiyā piṭa jāeṁge। keśava dila meṁ kā(n)pa rahā thā ki kahīṁ śyāmā kaha na de। La porte, c’est Késhav qui l’avait ouverte, mais Shyama ne cafarda pas. Elle eut peur que Grand frère soit battu. Késhav tremblait intérieurement, pourvu que Shyama ne rapporte pas !
mātā ne ḍā(n)ṭa-ḍapaṭa kara donoṁ baccoṁ ko phira kamare meṁ liṭā diyā aura āpa dhīre-dhīre unheṁ paṁkhā jhalane lagī। abhī kevala do baje the। bāhara teza lū cala rahī thī। isa bāra donoṁ baccoṁ ko nīṁda ā gaī। Maman gronda, puis remit les deux enfants au lit dans la chambre, et doucement, elle se mit à les éventer. Il n’était que deux heures de l’après midi. Dehors, le vent torride de l’été soufflait. Cette fois-ci, les deux petits s’endormirent.
cāra baje ekāeka śyāmā kī nīṁda khulī। kivāṛa khule hue the। vaha dauṛī huī chajje ke nīce āī aura ūpara kī ora tākane lagī। kabūtaroṁ kā patā na thā। sahasā usakī nigāha nīce gaī aura vaha ulaṭe pā(n)va betahāśā dauṛatī huī kamare meṁ jā kara zora se bolī bhaiyā aṁḍe to nīce paṛe haiṁ। bacce uṛa gae। À quatre heures, Shyama se réveilla en sursaut. Les battants étaient ouverts. Elle accourut près du rebord, et fixa son regarda vers le haut. Pas de pigeons. Soudain, son regard se posa par terre et elle fit un demi tour rapide vers la chambre et hurla : « Grand frère, les œufs sont par terre. Les bébés se sont envolés. »
keśava ghabarā kara uṭhā aura dauṛā huā bāhara āyā to kyā dekhatā hai ki tīnoṁ aṁḍe nīce ṭūṭe paṛe haiṁ aura unameṁ se koī pīlī-sī cīza baha kara bāhara nikala āī hai। pānī kī pyālī bhī eka tarafa ṭūṭī paṛī hai। Paniqué, Késhav se leva, sortit en courant et que vit-il ? Les trois œufs cassés tombés par terre et quelque chose de jaunâtre qui s’en était échappé. La tasse d’eau aussi se trouvait à côté, cassée.
usake cehare kā raṁga uṛa gayā। ḍare hue netroṁ se vaha bhūmī kī ora tākane lagā। śyāmā ne pūchā bacce kahā(n) uṛa gae bhaiyā ?
keśava ne ru(n)dhe hue svara meṁ kahā aṁḍe to phūṭa gae।
are bacce kahā(n) gae ?
tere sira meṁ। dekhatī nahīṁ hai aṁḍoṁ meṁ se yaha pīlā-pīlā padārtha nikala āyā hai। isī ke to bacce bana jāte haiṁ।
Son visage devint blême. D’un œil anxieux, il examina le sol. Shyama demanda : « Où  sont partis les bébés, Grand frère ? »
La voix étouffée, Késhav dit : « Les œufs, ils sont cassés. »
« Et où sont les bébés ? »
« Dans ta cervelle ! Tu ne vois pas cette substance jaune qui s’échappe des œufs ? C’est avec ça que les bébés sont fabriqués. »
mātā ne sūī hātha meṁ liye hue pūchā tuma donoṁ dhūpa meṁ kyā kara rahe Une aiguille à la main, la mère demanda : « Qu’est-ce que vous faites là, tous les deux, en plein soleil ? »
isa bāra śyāmā ko bhaiyā para zarā bhī dayā na āī। usī ne śāyada aṁḍo ko isa taraha rakha diyā thā ki ve nīce gira paṛe। isakā use daṁḍa milanā cāhiye। bolī inhoṁne aṁḍoṁ ko cheṛā thā ammā(n)jī।
mātā ne keśava se pūchā kyoṁ re
keśava bhīgī billī banā khaṛā rahā।
mātā tū vahā(n) pa(n)hucā kaise
śyāmā caukī para sṭūla rakha kara caṛhe the।
mātā isīliye itanī kaṛī dhūpa meṁ tuma donoṁ dopahara ko bāhara nikale the
śyāmā yahī ūpara caṛhe the ammā(n)jī।
keśava tū sṭūla thāme nehīṁ khaṛī thī
śyāmā tumhīṁ ne to kahā thā।
Là, Shyama n’eut aucune pitié de Grand frère. C’est peut-être bien lui qui avait mal positionné les œufs, pour qu’ils tombent comme ça. Il méritait d’être grondé. Elle dit : « C’est lui qui a manipulé les œufs, maman ! »
La mère demanda à Késhav : « Et pourquoi ça ? »
Késhav se tenait là, piteux comme un chat trempé.
La mère : « Et comment es-tu arrivé là-haut ? »
Shyama : « Pour monter, il était grimpé sur le tabouret posé sur le marchepied. »
La mère : « Ah, voilà pourquoi  tous les deux, vous étiez sortis dans l’après-midi ? »
Shyama : « C’est seulement lui qui est monté, maman ! »
Késhav : « Et toi, tu ne tenais pas le tabouret ? »
Shyama : « C’est toi qui me l’avais demandé. »
mātā tū itanā baṛā huā para tujhe abhī itanā nahīṁ mālūma ki chūne se ciṛiyā ke aṁḍe gaṁde ho jāte haiṁ। ciṛiyā(n) phira unheṁ nahīṁ setīṁ।
śyāmā ne ḍarate-ḍarate pūchā to kyā kabūtaroṁ ne apane aṁḍe girā diye ammā(n)jī
La mère : « Et un grand garçon comme toi, tu ne sais même pas que pour les oiseaux, des œufs touchés sont des œufs souillés. Après, les oiseaux ne les couvent plus. »
Craintive, Shyama demanda : « Alors, ce sont les pigeons eux-mêmes qui les ont fait tomber, maman ? »
aura kyā karate  keśava ke sira para pāpa paṛegā। hā hā tīna jāneṁ le līṁ duṣṭa ne keśava ruā(n)sā ho kara bolā maiṁne to kevala aṁḍoṁ ko gaddī para rakha diyā thā ammā(n) jī। « Que pouvaient-ils faire d’autre ! Là, Késhav le péché va lui tomber dessus. Oh le méchant, il a pris trois vies ! » En larmes, Késhav dit : « J’ai seulement posé les œufs sur un coussinet, maman ! »
mātā ko ha(n)sī ā gaī। La mère éclata de rire.
magara keśava ko kaī dinoṁ taka apanī bhūla para paścātāpa hotā rahā। aṁḍoṁ kī rakṣā karane ke bhrama meṁ usane unakā sarvanāśa kara ḍālā thā। isa bāta ko yāda karake vaha kabhī-kabhī ro bhī paṛatā। Pendant plusieurs jours, Késhav eut des remords de sa grande faute. Avec l’espoir de sauver les œufs, en fait il les avait anéantis. En y repensant, il lui arrivait même de se mettre à pleurer.