Javed Akhtar
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Javed Akhtar
शिकस्त

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Poème extrait du recueil tarkash (carquois), publié pour la première fois en ourdou en 1995.

शिकस्त La défaite
Javed Akhtar Traduction : Francine De Perczynski
स्याह के टीले पे तनहा खड़ा वो सुनता है
फ़िज़ा में गूँजती अपनी शिकस्त की आवाज़
निगाह के सामने
मैदान-ए-कारज़ार जहाँ
जियाले ख़्वाबों के पामाल और ज़ख़्मी बदन
पड़े हैं बिखरे हुए चारों सम्त
बेतरतीब
बहुत से मर चुके
और जिनकी साँस चलती है
सिसक रहे हैं
किसी लम्हा मरनेवाले हैं
ये उसके ख़्वाब
ये उसकी सिपाह
उसके जरी
चले थे घर से तो कितनी ज़मीन जीती थी
झुकाए कितने थे मग़रूर बादशाहों के सर
फ़सीलें टूट के गिर के सलाम करती थीं
पहुँचना शर्त थी
थर्राके आप खुलते थे
तमाम क़िलओं के दरवाज़े
सारे महलों के दर
नज़र में उन दिनों मज़र बहुत सजीला था
ज़मीं सुनहरी थी
और आसमान नीला था
मगर थी ख़्वाबों के लश्कर में किसको इतनी ख़बर
हर एक किस्से का इक इख़तिताम होता है
हज़ार लिख दे कोई फ़तह ज़र्रे-ज़र्रे पर
मग़र शिकस्त का भी इक मुक़ाम होता है
उफ़क़ पे चींटियाँ रेंगीं
ग़नीम फ़ौजों ने
वो देखता है
कि ताज़ा कुमक बुलाई है
शिकारी निकले हैं उसके शिकार के ख़ातिर
ज़मीन कहती है
ये नरगा तंग होने को है
हवाएँ कहती हैं
अब वापसी का मौसम है
प वापसी का कहाँ रास्ता बनाया था
जब आ रहा था कहाँ ये ख़याल आया था
पलट के देखता है
सामने समंदर है
Seul, debout sur un haut tertre noir d’encre, il entend
les échos dans l’air, la voix de sa défaite.
Devant ses yeux,
là où s’étend le champ de bataille,
ses rêves de bravoure sont réduits à néant et des corps blessés
gisent çà et là, dispersés aux quatre coins,
épars…
Tant de morts, déjà !
Et ceux qui ont encore un souffle de vie,
sanglotent.
À tout moment, la mort peut frapper…
Ses rêves,
son armée,
ses hommes vaillants,
quand ils ont quitté leurs maisons, oh combien de terres ils avaient conquises
oh combien de royales têtes présomptueuses, ils avaient fait courber !
Les remparts effondrés se prosternaient devant eux.
L’enjeu, c’était d’arriver.
Et les portes tremblantes et branlantes
de chaque fort,
de chaque palais, cédaient.
Ce qu’ils voyaient alors étaient beau :
la terre était baignée d’or,
et le ciel, vêtu d’azur.
Mais dans ce régiment de rêves, qui aurait pu savoir
que chaque histoire, chaque apologue aurait une fin ?
La victoire peut être gravée sur des fragments de pierre des milliers de fois,
mais la défaite aussi est inéluctable.
À l’horizon, pareils à des colonies de fourmis,
les troupes ennemies s’amassent.
Il voit
qu’ils ont appelé des renforts.
Les chasseurs sont sortis pour débusquer leur proie.
La terre crie :
« Le siège est imminent ! »
Les vents crient :
« L’heure de la retraite a sonné. »
Mais qui avait envisagé une quelconque manœuvre de repli !
Tandis qu’il progressait, cette pensée ne l’avait guère effleuré.
Il se retourne et voit
devant lui, la haute-mer…
किनारे कुछ भी नहीं
सिर्फ़ एक राख का ढेर
ये उसकी कश्ती है
कल उसने ख़ुद जलाई थी
Et rien sur la grève
hormis un tas de poussière.
C’était là son navire
qu’il avait lui-même livré aux flammes hier.
क़रीब आने लगीं क़ातिलों की आवाज़ें
स्याह टीले पे तनहा खड़ा वो सुनता है।
Les cris des meurtriers approchent, toujours plus près.
Seul, debout sur un haut tertre noir d’encre, il entend…