L’empereur Akbar et son vizir Birbal
meharabāna

meharabāna Votre Grâce
  Traduction : Laure Terilli
bādaśāha akabara ne bīrabala se kahā – “jina logoṁ ke nāma athavā upanāma ke anta meṁ vāna yā bāna lagā hotā hai ve loga āma taura para koī choṭā kāma karane vāle hī hote haiṁ – jaise darabāna kocavāna ādi। tumhārā kyā vicāra hai isa bāre meṁ bīrabala ?” L’Empereur Akbar dit à Birbal : « Les gens dont le nom ou le surnom se termine par –vâne ou –bâne1, sont généralement ceux qui exercent un petit métier, comme, les portiers, darbâne, les cochers, cotchevâne, etc. Quel est ton avis à ce sujet, Birbal ? »
“āpa bilakula sahī farmā rahe haiṁ meharabāna।” bīrabala ne javāba diyā। « Vous avez parfaitement raison, Meharbâne, Votre Grâce », répondit Birbal.
bīrabala kā javāba sunakara bādaśāha akabara pahale to cauṁka paṛephira haṁse bagaira nahīṁ raha sake। En entendant la réponse de Birbal, l’Empereur Akbar fut d’abord déconcerté. Ensuite, il ne put s’empêcher de rire.
1 Le suffixe vâne en hindi désigne le nom d’agent. Exemples en français : ien dans technicien, eur dans ingénieur, iste dans journaliste, ier dans plombier.