L’empereur Akbar et son vizir Birbal
do savāla, eka javāba

do savāla, eka javāba Deux questions, une réponse
Traduction : Claudio Farias
bādaśāha Akabara ne Bīrabala se do savāla pūche – “ādamī bīmāra kyoṃ huā? sāga acchā kyoṃ nahīṃ banā?” L’empereur Akbar posa à Birbal deux questions : « Pourquoi l’homme est-il tombé malade ? Pourquoi les légumes n’étaient-ils pas bien préparés ? »
“janāba, soyā na thā” Bīrabala ne javāba diyā।
(arthāta ādamī soyā (nīṃda) nahīṃ thā tathā soyā sāga na thā।)
« Excellence, soyā1 na thā », répondit Birbal.
(Ce qui signifie : l’homme manquait de sommeil, mais aussi, il manquait les pousses de soja dans la préparation des légumes)
Akabara do savāloṃ kā eka hī javāba sunakara bahuta khuśa hue। unhoṃne puna: do savāla kie aura eka hī javāba dene ko kahā।
savāla the: “dīvāra kyoṃ na bana sakī? dhana kyoṃ corī huā?”
Akbar fut très heureux d’entendre une seule réponse aux deux questions. Il posa à nouveau deux questions et exigea une seule réponse.
Les questions étaient : « Pourquoi un mur n’a-t-il pas pu être construit ? Pourquoi les biens ont-t-ils été volés ? »
“rāja nahīṃ thā” bīrabala ne javāba diyā।
pahalā rāja, rā jamistrī tathā dūsarā rāja kā artha bheda se thā।
« rāja nahīṃ thā » répondit Birbal.
Le premier rāja2 désigne un maçon et le deuxième se rapporte au mot secret.
akabara isa javāba se saṃtuṣṭa ho gae aura bīrabala kī ḍhūṁchū buddhi kī praśaṃsā kie binā na raha sake। Akbar fut satisfait de sa réponse et ne put s’empêcher de faire l’éloge de l’intelligence de Birbal.
1 Homophones : participe passé du verbe sona (dormir/sommeiller) et pousses de soja
2 Presqu’homophones : le premier s’écrit avec j et le second avec z. Le premier rāja a d’autres significations, comme le royaume ou le règne.