Affiche du film Veer Zaara
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Dialogue du film
vīra-zārā

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Cet extrait est au début du film. C’est le premier échange entre le prisonnier et sa jeune avocate.

vīra-zārā Veer-Zaara
Aditya Chopra Traduction : Eva Koffi
– karīma khāna tujhe khānā pakānā to ātā hai na ? – Alors Karim Khan, tu sais faire la cuisine, n’est-ce pas ?
– nahīṁ jī gharavālī pakātī hai। – Non, Monsieur, c’est ma femme qui cuisine !
– kala se sīkha le kyoṁki aba se aurateṁ mardoṁ ke kāma pe utara āī haiṁ। kyā patā kaba bhūkhe peṭa sonā paṛa jāe। – À partir de demain, apprends à cuisiner, parce que de nos jours, les femmes s’accaparent du travail des hommes. Qui sait quand il faudra dormir la faim au ventre.
– kyā maiṁ usa hindustānī kaidī se mila sakatī hū(n) ? – Est-ce que je peux voir le prisonnier indien ?
– bilakula mila sakatī haiṁ। aba to āpakā haka banatā hai vakīla sāhibā। caliye hama khuda hī le calate haiṁ āpako isī bahāne āpake sātha thoṛā aura vakta guzāra leṁge। – Bien sûr que vous pouvez le voir. Maintenant, vous en avez vraiment le droit, Madame l’avocate. Venez, je vous y conduis moi-même, ce prétexte me fera passer un peu plus de temps avec vous.
– caleṁ ? – On peut y aller ?
– vaise mata karanā para āpa apanā vakta zāera kara rahī haiṁ। 22 sāloṁ se ye baṁdā yahā(n) pe hai para āja taka kisīne bhī usake mu(n)ha se eka lavza nahīṁ sunā hai। na kabhī koī jhagaṛā na kabhī koī śikāyata। aisā lagatā hai ye āzāda honā hī nahīṁ cahatā। – Au fait, excusez-moi, mais vous perdez votre temps. Cela fait 22 ans qu’il est enfermé ici, mais jusqu’à aujourd’hui, personne ne l’a jamais entendu prononcer un seul mot. Pas de bagarre, pas de plainte. Si bien qu’il semblerait qu’il n’a n’ait vraiment pas envie d’être libre.
– āzādī para hara inasāna kā paidāiśī haka hai’ura ye haka dilānā merā farza hai’apa apanā farza adā kījiye aura mujhe apanā adā karane dījiye। – Dès sa naissance, chaque homme à le droit à la liberté. Et faire respecter ce droit, c’est mon devoir. Faites votre devoir et laissez-moi faire le mien.
– hoe 786 dekha kauna milane āyā hai tujhase। vakīla sāhibā āī haiṁ milane। salāma to kara। hukūmata-e-pākistāna ne kucha hindustāniyoṁ kā phira se kholane kā faisalā kiyā hai। tū jaldī se apanī khoī huī āvāza ḍhūṁḍha le aura jo baka sakatā hai baka de। aisā maukā phira nahīṁ āegā।
kahā thā maiṁne āpase ?
– Numéro 786, regarde qui est venu pour te voir ! C’est Madame l’avocate qui est venue te rendre visite, salue-la au moins ! Les Autorités du Pakistan ont décidé de rouvrir le dossier de certains prisonniers indiens. Retrouve vite ta langue [que tu as] perdue et recrache tout ce que tu peux. Cette occasion ne se représentera pas de nouveau.
Qu’est-ce que je vous avais dit ?
– kholiye mujhe inase akele meṁ bāta karanī hai। – Ouvrez la cellule, je dois lui parler en privé.
– basa āpa sign kara cukī haiṁ to hameṁ kyā।
karīma khāna nazara rakhiyo।
ye lījīye hamane apanā farza adā kiyā। aba āpa jāneṁ aura āpakā khudā।
– Eh bien, ça m’est égal puisque vous avez déjà signé les papiers !
Karim Khan, garde un œil sur eux !
Voilà, j’ai accompli mon devoir, maintenant, c’est à vous et à votre Dieu de jouer !
– caliye nāma se śuru karate haiṁṁaiṁ sāmīra siddikkī hū(n) aura āpa ? kyā āpa cāhate haiṁ ki auroṁ kī taraha maiṁ āpako sāta sau chiyāsi pukārū(n) ? āpakā nāma itanā burā bhī nahīṁ ho sakatā ki āpa ika number se pahacāna behatara samajheṁ ? vīra pratāpa siṁgh a’rase bāda apanā nāma suna rahe haiṁ na vīra pratāpa siṁgha ? mujhase bāta kījiye ṁaiṁ āpakī madada karane āī hū(n)। bāīsa sāla pahale āpa khāmośa rahe aura koī āpako defend nahīṁ kara pāyā। āja khudā āpako dūsarā maukā de rahā hai। mujhase bāta kījiye aura maiṁ āpase vādā karatī hū(n) ki maiṁ āpako āpake hindustāna pa(n)hucā dū(n)gī।
Please talk to me, please.
maiṁ ye to nahīṁ jānatī ki āpako apanī āzādi kyoṁ nahīṁ cāhiye para āpa ye jāna lījiye ki āpakī āzādī mere liye aura merī taraha isa mulka kī aura laṛakiyoṁ ke liye kyoṁ zarūrī hai।
mere abbū tamāma zindagī isa mulka meṁ auratoṁ ke behatara mukāma ke liye laṛe parajitanā cāhate the utanā vo kara nahīṁ pāe।
āja sāloṁ kī kaṛī mehanata ke bāda mujhe merā pahalā case milā hai para saba jānate haiṁ ki ye case koī jīta hī nahīṁ sakatā। vo cāhate haiṁ ki maiṁ hārū(n) tāki phira koī bhī aurata mardoṁ kī duniyā meṁ kadama na rakhe para maiṁ hāranevālī nahīṁ। maiṁ abbū kā khvāba aura apanī aurata zāta ko kamazora nahīṁ paṛane dūṁgī।
mujhe sirfa āpakī madada cāhiye। ṁujhase bāta kījiye। please talk to me mujhase bāta kījiye vīra pratāpa siṁgha।
– Allons-y, commençons par les présentations : je m’appelle Samiya Siddiqui, et vous ? Voulez-vous que je vous appelle 786, comme les autres ? Votre nom ne peut pas être déplaisant au point que vous préféreriez qu’on vous appelle par un numéro ? Veer Pratap Singh, cela fait des années que vous n’avez pas entendu votre nom, n’est-ce pas ? Veer Pratap Singh, parlez-moi ! Je suis venue pour vous aider. Il y a 22 ans, vous êtes resté silencieux et personne n’a pu vous défendre. Aujourd’hui, Dieu vous donne une seconde chance. Parlez-moi et je vous promets de vous ramener dans votre Inde.
S’il vous plaît, parlez-moi, s’il vous plaît.
Je ne sais pas exactement pourquoi vous ne voulez pas être libre, mais sachez pourquoi votre liberté est très importante pour moi et pour les autres femmes de ce pays.
Mon père s’est battu toute sa vie pour l’émancipation des femmes de ce pays, mais il n’a pas réussi à faire tout ce qu’il avait souhaité.
Aujourd’hui, après des années de travail acharné, on m’a confié ma première affaire, mais tout le monde sait que ce dossier, personne ne peut le gagner. Ils veulent que je perde afin qu’ensuite aucune autre femme ne mette le pied dans le monde des hommes, mais je ne vais pas perdre. Le rêve de mon père… des femmes de mon pays, je ne les laisserai pas tomber.
Il me faut juste votre aide. Je vous en prie, parlez-moi. S’il vous plaît parlez-moi, Veer Pratap Singh.